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La demande comme point d’entrée de la modélisation FLOW

Repère de lecture
Public cible Architecte, Sponsor, Contributeur
Temps de lecture 2 min
Usage Retrouver la mémoire de raisonnement et les hypothèses stabilisées

Le point de départ

Dans un programme SAP classique, le modèle métier est largement préexistant.

Business Process
        ↓
SAP Model
        ↓
Configuration

Les objets, les catégories et les questions sont déjà connus : Customer, Vendor, Material, Sales Order, Delivery, Invoice, Purchase Order, Plant ou Storage Location.

La question principale devient alors : comment renseigner et configurer le modèle fourni par SAP ?

FLOW se situe dans une situation différente.

Pas de modèle préexistant
        ↓
Pas de liste de questions préétablie
        ↓
Pas de taxonomie imposée

La première difficulté n’est donc pas l’intégration. Elle consiste à découvrir où commence le modèle.

Changer le point d’entrée

Les approches habituelles démarrent volontiers par les objets de référence :

Customer
Product
Stock
Supplier
Warehouse
Transporter

FLOW peut partir d’une autre question :

Quelle est la demande à instruire ?

Par exemple, lorsqu’un client souhaite acheter un produit, le point d’entrée n’est pas nécessairement une liste d'informations Customer, Product, Price et Stock.

Customer Request
        ↓
Qui demande ?
        ↓
Customer

Quoi ?
        ↓
Product

Peut-on le faire ?
        ↓
Stock et capacité

Comment ?
        ↓
Transport et exécution

La hiérarchie devient :

Demande
        ↓
Décisions
        ↓
Informations nécessaires

et non :

Master Data
        ↓
Processus
        ↓
Décisions

La demande donne du sens aux informations

Dans FLOW, toutes les informations ne jouent pas le même rôle.

Objet métier central

La demande ou le Case porte l’intention à traiter, son contexte, son cycle de vie et les engagements associés.

Exemples :

  • Customer Request ;
  • Case ;
  • demande de retour ;
  • demande de transfert ;
  • demande d’achat ;
  • demande de changement interne.

Informations de décision

Elles sont mobilisées pour instruire la demande et prendre une décision.

Exemples :

  • stock ;
  • capacité ;
  • prix ;
  • contrat ;
  • client ;
  • produit ;
  • disponibilité fournisseur.

Informations de support

Elles qualifient les objets et les décisions sans organiser directement le modèle.

Exemples :

  • code postal ;
  • couleur ;
  • poids ;
  • dimensions.

Repenser les Master Data

Dans un système distribué, Master Data ne doit pas simplement désigner les catégories héritées d’un ERP.

Une information partagée est une information dont :

  • la responsabilité est clairement attribuée ;
  • la qualité est gouvernée ;
  • la définition est vérifiée ;
  • la disponibilité est assurée pour plusieurs domaines ;
  • l’usage est justifié par les décisions qu’elle permet de prendre.

La question n’est donc pas seulement : quelles sont les Master Data ?

La question devient :

Quel est l’objet métier central à partir duquel les autres informations prennent leur sens ?

Les principes qui peuvent émerger

Cet insight ne constitue pas encore un principe unique. Il fait apparaître plusieurs candidats à confirmer :

  1. la demande ou le Case comme unité d’orchestration transverse ;
  2. les informations partagées et gouvernées au service des décisions ;
  3. les décisions comme capacités explicites, traçables et gouvernées ;
  4. les processus comme conséquences de décisions et non comme point de départ de la modélisation.

À retenir

FLOW ne commence pas par inventorier les informations de référence.

FLOW commence par identifier la demande à instruire, les décisions qu’elle requiert et les informations nécessaires à ces décisions.

La demande constitue ainsi un point d’entrée possible pour découvrir et structurer le modèle de l’entreprise.